La population avait chutée, de décade en décade. Les richesses, qui avaient couru le monde, s’étaient concentrées.
Le pays s’était réduit peu à peu à un parc d’attractions grandeur nature. Il ne resta plus tard que des sites sous cloches, autour de laquelle une population déclinante gravitait entre survie, et
violence, rendu inutilisable qu’elle s’était, à force de démographie en berne et des révoltes épidermiques.
Les terres avait été brûlées par les guerres civiles, les routes défoncées, au milieu desquelles passait de vallée en vallée les voies officielles, qui se firent aussi plus rare.
Plus tôt, qu’ailleurs, à l’Est, laissé à son climat pourri, à ses déchets nucléaires, et à sa dépression, l’anarchie avait saigné. La métropole Niva-Viommi, ce vieux poumons métastasé de
l’industrie nationale, fut laissé comme un fourmilière, nichées dans ses hangars, ses barres et ses super autoroute défoncées.
Ce n’était pas le chaos, ou alors est-ce cela le chaos? Une violence quotidienne, la difficulté de vivre, l’énervement peu à peu, qui supplante tout.
Imaginez un endroit où TOUT LE MONDE est au chômage.
Les bourgeois s’était vite barré. La police, plus de polices. Les casernes fermées, un peuple idiot qui croit que la récréation commence. Mais les gangsters n’ont pas d’éthique, pas de morale, ont
plus d’arbitraire encore que les politiques. Moins d’avenir encore qu’eux.
Les Donateurs, consortium opportuniste , inventèrent un nouveau pouvoir local.
Ils servirent dans la loterie, dans la pute, dans l’intoxication accélérée. Les premiers boss avait été les plus musclés, qui organisèrent un cour des miracles hallucinante, dont ils
étaient les rois d‘orgies.
Leurs stratégies étaient simples, sommaires, ce qu‘il faut à un peuple qui se rétracte, et le constate d‘un cerveau déjà débilisé…
Les plus faibles furent rendus à l’esclavage, pour les autres, le peuple, la soupe était gratuite, quatre fois, par an ils pouvait lors de bacchanales forniquer entre eux, où prendre une des femmes
que leur offrait les boss. Les petits sachets d’héroïne neigeaient, crachés par les canons étoilés des chars de belettes qui parcouraient les villes. Pour le reste, ils n’avaient qu’à se démerder,
et ne surtout pas les emmerder.
Ils avaient parfaitement compris le principe de développement durable, et s’étaient même chargés de l’appliquer à l’énergie fondamentale: la population.
Le pouvoir, nous ne parvenons que très peu à l’entrevoir autrement que comme fonction de choses comme la nation, la république, le peuple, la structure familiale, autant de poupée russes qui font
que le pouvoir s’exprime en ramification.
Mais, s’il n’y a plus de cadre, si le pouvoir comme usage libre d’une force, pour se perpétuer dans sa forme doit se consacrer au maintient de sa force, et de la possibilité de réalisation de ses
désirs.
On cultive son jardin, les Donateurs cultivèrent un tas de corps et de pensées. Celui qui ne doit rien ne se consacre qu’à ses sens, et au maintient de sa liberté, dont il se rassure en
dominant.
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Le pays s’ét ...